A lire en écoutant, une musique qui vibre jusque dans ces cellules, "Je suis la lumière" de Breizware

La joie c'est une boussole.

tennis

Dans la continuité de mon enquête, sur la joie au travail,  j’ai la chance de questionner ma collègue coach intégrative Céline Chamault. 

C’est l’occasion pour moi de renouer avec mes premières missions professionnelles dans un contexte socio-éducatif. Nous avons en commun d’avoir accompagné un public jeune et en grande détresse. D’hier à aujourd’hui, comment retrouve-t-on la joie dans une atmosphère sociale de grande précarité psychologique.

 

Bio d'une stratège
de fond de court

Animée par le contact avec les autres, Céline veut contribuer à leur épanouissement, les aider à sortir de leurs situations complexes la passionne. De son expérience dans la protection de l’enfance, elle croise la précarité, fait face aux violences sans perdre espoir. Aguerrie à d’autres combats, elle est l’ambassadrice de la pugnacité et il en faut pour traverser les frontières entre l’acceptable et l’inacceptable.

Même dans l'urgence
elle prend du temps pour accueillir

Les silences, les non-dits, elle sait les écouter.

Son parcours, c’est aussi des matchs de tennis très jeune, qui ont aiguisé son regard pour anticiper le point juste.
Aujourd’hui , elle accompagne des personnes en transition professionnelle, avec la joie d’être à leur côté pour les soutenir et les aider à franchir des étapes qu’ils pensaient impossibles.

Des expériences de joie vraie
liée à la reconnaissance

Avec certaine famille : la traversée de situation borderline où la protection prend tout son sens. La joie est venue quand on lui dit : Merci de nous protéger. On sait les risques que vous prenez.

Créer des célébrations : organiser un dernier entretien pour faire le bilan, transformer les conflits en souvenirs bénéfiques, et leur dire : Regardez où vous en êtes aujourd’hui !

Dessin d'une petite carte

La complicité est possible même en cas de désaccord

Il faut saisir les opportunités de joie au sein d’un groupe .

  • Avec son binôme : même à travers les désaccords, il faut savoir se

    féliciter, se réguler, et travailler ensemble. Les valeurs communes, une sensibilité aux mêmes sujets rapprochent et amènent une forme de complicité qui fait joie.

  • Les pots, les fêtes dans le service : de grands classiques qui suscitent une agitation assez drôle, l’occasion d’encourager un nouveau départ. Des moments où l’équipe se met à danser, à chanter.

Ses outils de la joie :

Les cartes d’accueil : offrir une carte personnalisée à chaque nouveau ou pour chaque départ. C’était une façon de dire : Tu es attendu. Les fortes attentions qui précèdent : le choix du visuel, le mot personnalisé, la citation évocatrice, sont des moments tout aussi riche pour l’émetteur que le récepteur.

La joie, entre moi et moi :

C’est ce qui lui permet de continuer. Dès qu’une étape est franchie, même petite, elle est en joie. C’est comme au tennis : chaque point compte, même si le jeu est long.

Sa poèsie : son sourire dit non au renoncement

Un mot choisi caché au dos
D’une montgolfière ou d’un pont
Le cadeau mystère est ainsi offert

S’émerveiller

S’épanouir

Même seule au bureau
Participer aux célébrations
Choisir sa liberté
Travailler dur pour y arriver
Comprendre
Entendre
Et apporter l’espace qui ouvre le parcours

Ses

punchlines

« La joie, c’est une boussole. Elle me dit : Tu es au bon endroit. ».


« J’ai appris à la conscientiser petit à petit. Elle m’aide à persévérer, à me sentir alignée. »


« Aujourd’hui, je m’entoure de personnes qui aiment la joie, même si elle ne prend pas la même forme pour chacun. »