Anecdote intense : défier le système pédagogique pour le raccrocher au wagon
Ali, du haut de ses 12 ans provoque sa prof. Dans son foyer, ce gamin au « sacré caractère » refuse catégoriquement de travailler. Pendant trois semaines, elle tient bon : « Tu ne veux rien faire ? Etre assis sur ta chaise c’est faire quelque chose, alors tu va rester debout. Pas de chaise, pas de piscine, pas de pause – juste debout, à côté de moi. » Le quatrième lundi, Ali craque : « Madame, vous avez gagné. » Et là, miracle : il se met au travail avec une énergie folle, et un lien unique naît.
« On a eu deux ans ensemble après ça », raconte-t-elle, les yeux brillants. La joie ? Pas seulement dans la victoire, mais dans cette alchimie : une conviction tenace et une règle de travail et de vie.
« Si je lâche, c’est foutu, je dis ce que je fais et fais ce que je dis. »
Les sources de joie de Christine :
Pour Christine, la joie au travail est une évidence indispensable : « Être avec eux, voir une pépite sortir, leurs yeux qui s’illuminent, c’est joyeux ».
Avec elle, le franc-parler libère, avec cette conscience que chaque mot, chaque interaction, a un impact profond.
La condition de départ pour faire du bon travail avec les jeunes en collectif, Christine la résume efficacement « Si tu ne les aimes pas, ça ne marche pas !
- Une méthode : Un cadre flexible où les avis comptent, où l’on peut proposer des alternatives (« Si ça reste dans le cadre, je suis ouverte »), et où l’écoute active prime.
- Une exigence sur l’impact des mots et le devoir de transparence. Tout peut être dit clairement, avec humour.
- L’humilité : accepter d’apprendre de ses élèves